la rivière aux canards

Kyoto et le tourisme

Le mois dernier, j’ai eu l’immense privilège et chance de participer à l’assemblée pour le développement du tourisme de Kyoto en tant qu’assistant traducteur (ça sonne bien :-)  ) de deux amis qui sont eux, membres de cette commission.

La première des 3 réunions de cette assemblée avait pour but de, premièrement, parler de l’objectif atteint du dernier programme, à savoir 50 millions de visiteurs en un an et secondement, faire un tour de table pour récolter les avis, en 3 minutes, de la trentaine de membres.

50 millions de visiteurs, c’est donc bon, mais désormais, c’est un tourisme de qualité que la ville souhaite développer. Reste à savoir ce qu’est un tourisme de qualité. Kyoto souhaite aussi plus d’étrangers et de “jeunes” (pour pas dire moins de vieux ?), mais bien entendu, ce n’est pas du goût de tout le monde et on peut parfois les comprendre.

Au sujet des 50 millions de visiteurs : j’ai posé la question à un responsable du tourisme à la mairie pour savoir comment il était possible de savoir que 50 millions de visiteurs étaient venus à Kyoto en une année. La méthode employée peut apparaître hasardeuse, je la trouve toute japonaise.

Il faut savoir qu’environ 75% de ces visiteurs ne restent qu’une seule journée en ville et qu’ils sont pour la plupart japonais. Par exemple, 95% des touristes venant de la région de Tokyo font l’aller-retour dans la journée pour visiter Kyoto (il faut 2h30 en train Shinkansen pour un aller).

Les étrangers à Kyoto : ils étaient 1,12 millions à venir l’année dernière. Parmi eux, 55000 Français, 4e derrière les Américains, les Taiwanais et les Australiens. Au niveau national, les Français ne sont pas dans les 10 premières nations à venir au Japon.

Je reviens donc à la méthode pour calculer les fameux 50 millions de touristes : ce sont des hommes, avec des compteurs manuels qui, lors de certains week-end et certains jours de la semaine, font les comptes. Certains sont placés dans les rues, d’autres dans les gares et d’autres, au bord des autoroutes. Avec leurs yeux (ou des jumelles pour ces derniers), ils essayent de faire la distinction entre les visiteurs touristes et les visiteurs pour raison professionnelle. Et ils appuient sur leur compteur.

Le tout donne des chiffres, qui font des moyennes qui font 50 millions.

Un travail de fourmis comme on les aime.

Quant au tourisme de qualité, cela passe selon moi, par une ville qui fait attention à son image, son histoire et son devenir. Tout ce qui permet d’embellir Kyoto sera bon pour ses visiteurs et ses habitants et tout cela devrait commencer par ce que les 2 photos ci-dessus veulent montrer.

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11 commentaires

    Que veulent montrer ces deux photos? Il faut pouvoir decrypter les pancartes pour comprendre? Moi je trouve cette maison plutot sympatique!

  • Tu es Japonais si tu ne vois pas les différences :-)

  • “Je reviens donc à la méthode pour calculer les fameux 50 millions de touristes : ce sont des hommes, avec des compteurs manuels qui, lors de certains week-end et certains jours de la semaine, font les comptes. Certains sont placés dans les rues, d’autres dans les gares et d’autres, au bord des autoroutes. Avec leurs yeux (ou des jumelles pour ces derniers), ils essayent de faire la distinction entre les visiteurs touristes et les visiteurs pour raison professionnelle. Et ils appuient sur leur compteur.”

    On en a deja discute : 50 millions de “touristes” = no way!
    En enlevant la pecadille du million d’etranger (qui me parait plausible, regardons juste une journee moyenne de debarquement de passagers a Kix et Narita) ca serait un tier de la population japonaise qui se deplace a Kyoto tous les ans. Mmmhhh. Nan j’y crois pas.

  • j’ai compare les 2 photos une bonne dizaine de fois avant de trouver la difference
    honte a moi…

  • Eh bien, je dois être très français car j’ai trouvé en deux secondes. Mais je triche, c’est la première chose qui m’a “choqué” en arrivant à Kyoto pour la première fois (je prévise Kyoto mais c’est valable partout au Japon je pense).

    :-)

  • Il est vrai que tout ces fils sont fort disgracieux, la solutions de les enterrer ne me semble pas si pratique, quand on voit qu’il faut 20 japonais pour creuser un trou à Tokyo il faudrait bien des années pour nettoyer une ville.

    Quand on voit la difficulté que c’est en France pour changer une fenêtre ou une porte lorsque l’on habite un quartier historique, j’ai du mal à imaginer le même système adapté au Japon. C’est déjà compliqué en France, rajouter la bureaucratie japonaise, bonjour les prises de têtes en perpective.

  • Sympa la méthode de calcul 100% efficace :P

    En tout cas c’est bien pour toi que tu es pu participer à une telle assemblée.

  • J’ai vu les différences, mais c’est un peu une déformation professionnelle à force de comparer le rendu final d’un site web à sa maquette :)

    Pour ce qui est de l’enterrement des fils, si on y lance des entreprises du secteur de la construction qui n’ont plus de rivière à bétonner ou de rocades inutiles à construire, le tout saupoudré de pots de vins d’anciens fonctionnaires “montés au ciel” dans ces entreprises, en 10 ans, il n’y en a plus un au Japon !

    En tout cas, avec ma chère et tendre, en octobre dernier, nous étions jeunes, occidentaux, et sommes restés 11 jours à Kyoto. Avons-nous été comptés 11 fois chacun ???

  • Je trouve que l’enchevêtrement de fils électriques est très “japonais” et ne me gène nullement pour admirer le paysage. C’est un détail mineur qui ne choque pas tant que ça.

    J’ai cru comprendre, de toute façon, que si les fils n’étaient pas enterrés c’était à cause des tremblements de terre. S’il fallait réparer ces derniers à chaque secousse, alors les coûts d’entretien seraient faramineux.

  • unkichikun : les tremblements de terre ne sont pas une raison. IL n’y a d’ailleurs pas de raison autre que “on a toujours fait comme ça et maintenant, c’est cher de les mettre sous terre”.
    Lors d’un tremblement de terre, des fils qui tombent, court-circuitent et allument un feu coûtent certainement plus de dégâts que s’ils étaient enterrés.

    D’ailleurs, à Kobé, lors de la reconstruction de la ville après le tremblement de terre de 1995, les fils ont été enterrés dans de nombreux endroits du centre ville ce qui donne désormais une impression d’espace libéré vraiment agréable.

  • Je les ai vus les types avec les compteurs, ils avaient l’air de bien s’ennuyer…
    Je crois qu’ils m’ont compté, mais de toute façon selon certain témoignages même après 20 ans au Japon on est toujours un touriste aux yeux des Japonais pas vrai ?

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